La signature d’un partenariat stratégique entre les deux pays conforte un rapprochement récent et volontariste.
Situé au cœur de l’Asie centrale, l’Ouzbékistan reste mal connu en France et son président Chavkat Mirzioïev compte sur le nouveau partenariat stratégique pour y remédier. Ce partenariat fait suite à plusieurs déclarations d’intention qui établissaient déjà des bases pour une relation bilatérale. Suite à l’élection de Mirzioïev en 2016, le pays s’est en effet ouvert aux investisseurs étrangers après quinze ans d’isolement diplomatique, comme le signale Michaël Levystone (doctorant au Centre de Recherche Europes-Eurasie à l’Inalco et cofondateur de l’Observatoire de la Nouvelle Eurasie).
En 2023, Emmanuel Macron s’est rendu à Tachkent et il a reçu Mirzioïev à Paris, en mars 2025 : la dernière visite d’État d’un président français en Ouzbékistan remontait à 1994. Les liens entre les deux pays se sont donc tissés en quelques années, et s’y ajoute « une très bonne relation entre les deux présidents », selon Michaël Levystone.
De nombreux chercheurs français spécialistes d’Asie centrale et des ex-républiques soviétiques mènent des projets en Ouzbékistan depuis février 2022, car « la guerre en Ukraine a amené de nouveaux partenariats entre universités » d’après Michaël Levystone.
Le soft power ouzbékistanais est à l’œuvre en France et en Europe depuis plusieurs années, et selon Michaël Levystone, « le président Mirzioïev veut approfondir la relation avec l’Union européenne par la politique culturelle et le “soft power”, et il a signé un accord de coopération renforcée » en amont du premier sommet UE-Asie centrale, en avril 2025.





