Le 13 mars 2025, à Bichkek (capitale du Kirghizstan), les présidents de la République kirghize, Sadyr Japarov, et de la République du Tadjikistan, Emomali Rakhmon, ont signé un accord de démarcation frontalière, ouvrant la voie à la résolution d’un litige vieux de plusieurs décennies qui a donné lieu, en 2021 puis en 2022, aux seuls combats de haute intensité à avoir opposé deux États centrasiatiques, depuis la proclamation des indépendances de l’Union soviétique en 1991.
Quels enjeux la longue querelle frontalière opposant le Kirghizstan au Tadjikistan a-t-elle sous-tendus ? En quoi est-il possible de parler d’« escalade », s’agissant des combats de 2021 et de 2022 ? Le traité frontalier de 2025 augure-t-il réellement d’une ère nouvelle dans le Ferghana ?
© Les frontières du Ferghana avant la signature de l’accord historique du 13 mars 2025. Wikimedia Commons, 12 février 2024.





